Découvrir l’hypnose avec Milton Erickson

Hypnose Ericksonienne et accompagnement

Dans cet article, je vous propose de découvrir l’hypnose Ericksonienne : comment fonctionne-t-elle ? Quelles en sont les grandes lignes ? Comment Milton Erickson lui-même fait-il découvrir l’hypnose à une personne qui n’en a jamais expérimenté ?

hypnose ericksonienne

Même s’il est difficile de réduire l’hypnose Ericksonienne à quelques caractéristiques, nous allons explorer ensemble les éléments que Milton Erickson utilise pour initier une personne à l’hypnose. Nous analyserons un enregistrement vidéo dans lequel il fait découvrir l’hypnose à une personne qui n’en a jamais fait l’expérience. Vous pouvez le retrouver ici. Le son est de mauvaise qualité… mais Jordan Vérot a traduit et sous titré intégralement la séquence en français.

Pour information, Jordan Vérot est hypnothérapeute et formateur à Nice, en France. Je vous conseille vivement de découvrir son travail et son approche.

Hypnose et apprentissage

Avant même d’entrer dans l’expérience hypnotique, Erickson demande à Ruth, la personne qui découvre l’hypnose, à quel point elle a envie d’apprendre. Il n’utilise pas les mots « découverte de la technique », « travail » ou « exploration de soi ». Il lui pose une question simple : « Quel est votre désir d’apprendre ? » Car oui, l’hypnose s’apprend. Comme toute nouvelle capacité, elle demande un temps d’adaptation, une ouverture, une disposition à expérimenter.

L’engagement de la personne hypnotisée : actrice, pas spectatrice

Ici, Erickson met l’accent sur un point essentiel, l’engagement de la personne hypnotisée est au cœur de l’hypnose Ericksonienne. Contrairement à ce que certain.e.s imaginent, la personne en hypnose est active, impliquée, et actrice de son propre voyage. Elle n’est pas passivement dirigée, elle participe, observe, ressent et choisit. Les attentes, l’intérêt, et surtout l’envie d’apprendre sont les moteurs de cette immersion. Sans eux, l’hypnose ne peut pas s’ancrer.

Un espace d’apprentissage, pas une technique à maîtriser

Pour Erickson, l’hypnose n’est pas d’abord une méthode, c’est un espace d’apprentissage. Un moment où l’inconscient peut découvrir de nouvelles manières de faire, plus simples, plus naturelles, et plus adaptées à la situation présente. C’est là que se joue un présupposé important de l’hypnose Ericksonienne, apprendre, ce n’est pas forcer, c’est prendre le temps, explorer et ajuster afin de laisser émerger de nouvelles manières de faire adaptée pour la personne.

Stress de la découverte… la réponse d’Erickson

Au début de la séance, Ruth avoue être un peu nerveuse, face à ce qui va se passer. C’est très courant en première séance. L’inconnu, la peur de perdre le contrôle, ou l’attente d’un “effet” peut provoquer un stress. Erickson lui répond, « C’est moi qui vais faire le travail. Vous, vous n’avez qu’à laisser les choses se faire, telles qu’elles apparaissent, telles qu’elles se produisent. C’est plutôt moi qui devrait être stressé!»

Il inverse la situation! Il suggère également que l’hypnose n’est pas un effort, c’est une observation bienveillante de ce qui se passe. C’est petit à petit, que la personne en hypnose trouve son propre rythme, son propre espace intérieur, où elle peut observer les processus internes, sans jugement et sans pression afin laisser émerger les ressources dont elle a besoin.

Faire… en ne faisant rien ? Le paradoxe de l’hypnose

C’est peut-être un peu caricatural, mais ce qui frappe dans cet extrait est ce paradoxe : l’hypnose demande une participation… et un lâcher-prise. Une action… par l’observation. Un apprentissage… par la non-intervention. Ce n’est pas “faire quelque chose” mais c’est être présent à ce qui se fait. C’est dans cette posture, attentive, détendue et confiante, que l’inconscient peut apprendre et se transformer.

hypnose Erickson

Redécouvrir l’hypnose de notre quotidien

Erickson revient à plusieurs reprises sur un détail apparemment anodin: la lumière. Il demande à Ruth : « Est-ce que la lumière vous convient ? Est-ce qu’elle a oublié la présence de cette lumière ? » Il pointe ainsi une capacité hypnotique naturelle que nous utilisons tous les jours: l’anesthésie sensorielle.

Hypnose du quotidien

Extrait d’un article sur l’anesthésie sensorielle.

Erickson évoque « l’immense étendue des apprentissages que vous avez acquis au cours de votre expérience de vie pour développer des anesthésies partout dans votre corps, dans tout votre corps.

Par exemple, alors que vous êtes assise à me lire maintenant, vous avez oublié les chaussures sur vos pieds… et maintenant vous pouvez les percevoir. Vous avez oublié les lunettes sur votre nez… et vous pouvez les percevoir maintenant !

Si, par exemple, vous écoutez une conférence qui divertit, vous allez oublier complètement la dureté de la chaise. Mais s’il s’agit d’une conférence vraiment très ennuyeuse, et bien votre siège va vous paraître terriblement inconfortable.

Vous sentez ces choses. Nous avons tous une immense expérience dans le développement d’anesthésies dans toutes les parties de notre corps. Alors, comment avez-vous fait pour cette anesthésie pour les chaussures sur votre pied ?

Ce n’est pas parce qu’il y a un médicament en contact du nerf, ce n’est pas parce qu’on vous a dit d’avoir une anesthésie, mais parce qu’au cours des apprentissages tout au long de votre vie, vous avez acquis l’aptitude automatique de couper des sensations et de les rétablir ensuite. »

Extrait tiré du livre Métaphores et suggestions hypnotiques de D. Corydon Hammond, article « Truisme et développement de l’anesthésie, suggestions de Erickson pour le contrôle de la douleur »

Hypnose et anesthésie quotidienne :
ce que notre corps oublie… pour mieux fonctionner

Erickson nous ramène à une réalité souvent ignorée: notre attention ne peut pas être connectée à tout ce qui se passe dans notre corps, à toutes les sensations, en permanence. Nous sélectionnons, inconsciemment, ce que nous percevons, et ce qui peut être “oublié” pour nous permettre de fonctionner dans notre vie. C’est une forme d’anesthésie sensorielle, tout à fait ordinaire et automatique, et à la fois tout à fait hypnotique.

C’est une capacité que nous avons déjà et, s’en rendre compte, permet d’entrer en hypnose plus facilement. Erickson révèle ce que nous faisons dans notre quotidien, les capacités hypnotiques que nous avons naturellement. Il invite à prendre conscience de ces mécanismes quotidiens, pour les mettre au service de la transe.

Concentration en hypnose : laisser faire pour mieux ressentir

À la suite de cela, Erickson propose à Ruth d’“oublier certaines choses si elle le souhaite”. C’est là qu’on comprend, que l’attention hypnotique n’est pas une concentration habituelle. Ici, entrer en hypnose ne demande aucun effort. Cela permet de choisir d’aller vers ce qui est le plus confortable et le plus facile. L’inconscient sait ce qui est important dans l’instant, sait ce qui est utile dans cette expérience. C’est ressentir une forme de confiance en soi, en son corps et en son rythme.

 

Hypnose Ericksonienne et lévitation de main

Pour poursuivre, Erickson dirige l’attention de Ruth vers ses mains. Il lui demande de les poser de manière très directe sur ses jambes. Ce geste permet de recentrer toute son attention sur les sensations présentes dans ses mains — un retour à la fixation de l’attention et au développement de la perception de l’expérience immédiate.

À ce moment, Erickson passe à une phase plus clairement hypnotique : la catalepsie et la lévitation des mains. Pour rappel, ce sont deux phénomènes de transe. La catalepsie est un état d’immobilité musculaire où les réflexes de contraction disparaissent. La main ou le bras peut alors rester en l’air sans effort, comme libéré de la pesanteur. La lévitation de main, quant à elle, est la main ou le bras qui s’élève spontanément, sans intention volontaire.

La transe et les mouvements involontaires

C’est à partir de ce moment qu’Erickson commence à lui expliquer ce qu’est la transe, à travers les mouvements que vont effectuer ses bras et ses mains. On parle ici de mouvements idéomoteurs — ou mouvements automatiques, involontaires. Contrairement à nos gestes quotidiens, où la volonté guide le mouvement (par exemple, décider de boire un verre d’eau → lever le bras → saisir le verre → le porter à la bouche), ces mouvements se produisent sans intention consciente.

Pour illustrer cette idée, Erickson propose deux exemples tirés du quotidien :

1. Le geste automatique avec un bébé:
Lorsqu’on donne à manger à un nourrisson, on a tendance à ouvrir la bouche soi-même, sans s’en rendre compte, en approchant la cuillère de la bouche de l’enfant. Ce mouvement de notre bouche est entièrement automatique. Vous l’avez peut-être déjà vécu.

2. Le frein imaginaire en voiture:
En tant que passager, si vous n’êtes pas totalement rassuré par la conduite, vous pouvez appuyer inconsciemment le pied sur un “frein imaginaire”, un réflexe automatique déclenché par la peur.

Erickson lui demande alors si elle a déjà vécu ce type de mouvement, autonome et non voulu, ou du moins non conscientisé. Encore une fois, il s’appuie sur des exemples du quotidien pour montrer à quel point nous possédons naturellement des capacités hypnotiques, utiles dans ce moment de transe.

Erickson et découverte de l'hypnose
Découverte de l’hypnose d’accompagnement :
explorer les mouvements automatiques

Lorsqu’une personne vient pour un premier rendez-vous, je l’invite à rester curieuse de ce qui va se produire. L’hypnose permet de lâcher prise sur le contrôle conscient, de ne plus savoir exactement ce qui va se passer, et d’adopter une posture d’observation détendue et sécurisée face à ce qui émerge. 

Dans l’extrait présenté, Erickson invite Ruth à rester curieuse : laquelle de ses deux mains bougera en premier? Il lui propose d’observer ce mouvement involontaire, inconscient, un geste qu’elle ne peut ni anticiper ni contrôler. Elle-même ne le sait pas… et va simplement le regarder se produire. Il installe alors une attente active, nécessaire pour laisser le processus se dérouler naturellement :

« Vous ne connaissez pas la réponse à cette question de façon consciente. Vous allez devoir attendre… et voir quelle sera la réponse. » Il répète ensuite la question, en la rendant plus précise : « Je vais vous demander : quelle main votre esprit inconscient va-t-il lever en premier, la main droite ou la main gauche ? Vous ne le savez pas vraiment… mais votre inconscient, lui, le sait. »

La confiance dans l’inconscient :
une source d’apprentissage
et de protection

En hypnose Ericksonienne, une confiance profonde est accordée aux capacités de l’inconscient, tant pour apprendre que pour se protéger. Ces parties de nous, plus profondes et automatiques, constituent un réservoir de savoirs, de ressources, et même de nouvelles compétences à découvrir.

Erickson place ainsi Ruth dans un rôle de témoin extérieure: elle observe, comme lui, ce qui se passe, la main qui se lève, le mouvement qui s’opère, sans le contrôler, sans le juger. C’est dans cette posture d’observation bienveillante que l’état hypnotique grandit, naturellement, sans effort.

Ouvrir ou fermer les yeux ?

À la suite de ce moment, Erickson propose à Ruth de fermer les yeux. Ce geste peut aider à se concentrer pour ressentir plus intensément les sensations présentes dans la main. Pour beaucoup de personnes, fermer les yeux permet de se centrer pleinement sur les sensations qui émergent.

Puis, Erickson lui demande de réouvrir les yeux, cette fois, en observant les mouvements se produire les yeux ouverts. L’hypnose, ici, se vit avec les yeux ouverts. Cela démontre que fermer ou ouvrir les yeux pour entrer en transe est une question de confort personnel.

L’essentiel est de rester attentive aux sensations, à ce qui se passe dans le corps, et de fixer son attention sur l’expérience. Lorsqu’une personne découvre l’hypnose, je propose souvent de fermer ou d’ouvrir les yeux selon son envie, simplement pour sentir la différence, et ce que cela change dans l’expérience.

Fixer son attention sur l’expérience

Tout au long de l’expérience, Erickson invite Ruth à ouvrir puis fermer les yeux, à plusieurs reprises. Ce va-et-vient n’est pas anodin : il permet de redécouvrir ses mains dans l’espace, de prendre conscience de la posture de ses bras, et surtout, de sentir la différence entre les sensations internes et les perceptions externes.

Fermer les yeux, c’est se tourner vers l’intérieur et ressentir le mouvement, la tension, la légèreté. Ouvrir les yeux, c’est revenir au monde extérieur et observer le geste hypnotique, le voir se produire, le reconnaître. Cette alternance renforce une attention consciente, tout en laissant l’inconscient agir, et approfondir l’état hypnotique.

Observer ses mains bouger…
comme si elles avaient une vie propre

Il y a cette observation fascinante : Ruth regarde ses mains bouger, comme si elles agissaient toutes seules. C’est profondément hypnotique. Ces mouvements, automatiques, involontaires, sont des phénomènes de transe. Elle ne les décide pas. Elle les observe se produire, comme un témoin étonné de son propre corps. C’est dans cette posture d’observation détachée que l’hypnose s’installe ou le corps devient le lieu d’une expérience vivante, fluide et naturelle.

Catalepsie et lévitation :
le corps comme témoin et accélérateur de la transe

Ensuite, Erickson prend délicatement le poignet de Ruth et lève sa main manuellement. La main reste figée en l’air, comme si elle défiait la pesanteur : un phénomène appelé catalepsie. Le bras est en lévitation, immobile, exactement dans la position où il a été placé. Puis, Erickson invite Ruth à retrouver du mouvement, un mouvement typiquement hypnotique, comme ceux observés précédemment.

Ces mouvements ne sont pas aléatoires : ils servent l’hypnose, l’entraînant progressivement vers un état hypnotique plus profond. Comme il s’agit de sa première expérience d’hypnose, Erickson lui rappelle que ces mouvements sont aussi un apprentissage. Elle apprend, en les vivant, ce qu’est la transe, au fur et à mesure que son corps la manifeste.

Le mouvement du bras qui se rapproche du visage est un indicateur d’hypnose puissant. Il marque une préparation progressive à l’entrée en transe. Plus le bras s’approche, plus elle se prépare, jusqu’au moment où les doigts touchent le visage. C’est alors qu’elle est prête à vivre un état hypnotique profond.

hypnose et mouvements automatiques

L’attention aux sensations :
un pont vers un état hypnotique profond

L’imaginaire corporel :
un monde intérieur activé par la sensation

Ces mouvements involontaires activent un imaginaire particulier, l’imaginaire corporel. Pas un imaginaire mental ou visuel, mais un imaginaire physique, ancré dans le corps, dans la peau, dans les muscles, dans le mouvement. C’est là que l’hypnose prend toute sa profondeur : le corps devient le guide et le lieu de l’expérience.

La communication avec l’inconscient passe par des mouvements. Les réponses sont données par des mouvements du corps, non plus par des mots, mais par des gestes, des frémissements, des déplacements corporels. C’est ainsi que l’on peut communiquer avec les parties de soi les plus profondes, celles qui ne parlent pas, mais bougent, sentent, réagissent.

Sommeil et hypnose, la version d’Erickson

Dans la vidéo, Erickson passe son temps à faire le lien entre l’état d’hypnose et le sommeil. Il propose régulièrement à Ruth de fermer les yeux, et de s’endormir profondément. Encore une fois, il s’appuie sur une capacité naturelle et familière: dormir. C’est une manière subtile de lui montrer qu’elle possède déjà en elle les ressources nécessaires, et qu’elle peut se laisser aller pleinement à l’expérience.

Hypnose ≠ Sommeil : une distinction essentielle

Dans les séances que je guide, je propose une distinction claire entre le sommeil et l’état hypnotique. Oui, le corps connaît bien ce que c’est que de dormir, et parfois, l’état hypnotique s’en rapproche fortement. Les yeux sont fermés. Le corps est profondément détendu. On peut ressentir une sensation proche de celle du début de l’endormissement. Mais, il se passe quelque chose de fondamentalement différent, certaines parties de soi s’endorment… alors que d’autres se réveillent.

La personne en hypnose reste pleinement présente, éveillée à l’expérience, même si elle est détendue, même si elle ferme les yeux. Elle n’est pas endormie, elle est en transe.

« Vous pouvez arrêter à tout moment » :
le contrôle en hypnose

À un moment donné, Erickson propose à Ruth de tenter d’arrêter le mouvement. Je m’arrête sur cela, car c’est une notion que je partage souvent en séance, surtout avec les personnes qui découvrent l’hypnose pour la première fois. Sentir qu’à tout moment, on peut s’arrêter, faire une pause et revenir à des mouvements volontaires, habituels.

Certaines personnes testent cette possibilité rassurante, juste pour vérifier qu’elles sont bien en sécurité.
Mais souvent, elles ne le font pas… parce qu’elles sont trop bien dans l’expérience, et que quelque chose d’important, de profond est en train de se produire. Pour ma part, il est essentiel que la personne que j’accompagne sache qu’elle est en contrôle de son expérience. L’hypnose n’est pas une perte de pouvoir, c’est un choix conscient d’écouter son inconscient, tout en gardant la possibilité de revenir à tout moment.

Apprendre sans effort : l’hypnose un apprentissage naturel

Erickson précise qu’un apprentissage profond se produit à mesure qu’elle vit l’expérience. « Il n’y a rien à faire. Les apprentissages se font d’eux-mêmes, à mesure que l’hypnose grandit. » Elle peut simplement profiter de la relaxation et de la détente profonde qu’amène cette hypnose.

Les apprentissages importants se font en arrière-plan, sans qu’elle ait besoin de les forcer, au contraire : plus elle se détend, plus ils s’ancrent. C’est encore une fois une manière d’évoquer la confiance en l’inconscient, d’aller naturellement vers les apprentissages utiles, nécessaires et bénéfiques.

Milton Erickson et l'hypnose

En conclusion,
l’hypnose Ericksonienne,
un voyage intérieur guidé par le corps

 

À travers cette séance avec Ruth, Erickson nous montre que l’hypnose n’est pas un état à forcer, mais un espace à découvrir, à travers les mouvements du corps, les sensations et les gestes automatiques. Il ne s’agit pas de “faire” quelque chose, mais de laisser faire, de sentir, observer, parfois s’étonner. Chaque geste devient un pont vers l’inconscient, un outil d’apprentissage, de détente, et de transformation.

L’hypnose Ericksonienne repose sur une confiance profonde :

– une confiance dans les capacités de l’inconscient,
– une confiance dans le corps comme guide,
– une confiance dans la personne qui vit l’expérience, et qui, à tout moment, peut reprendre le contrôle.

C’est une hypnose douce, respectueuse, profonde, où rien n’est imposé, tout est a découvrir afin de faire de nouveaux apprentissages.

par | 19 Fév 2026 | hypnose, peur, sommeil

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